Exposition sur les relations diplomatiques franco-roumaines durant la Première Guerre Mondiale

miniature de l'affiche de l'exposition sur les relations diplomatiques franco-roumaines durant la première guerre mondiale - novembre 2012Cercle militaire de Sibiu
11 novembre-7 décembre 2012
 
entrée libre

Cette exposition de photographies, montée par l’ECPAD (l’établissement des archives du ministère français de la Défense), illustre les relations diplomatiques franco-roumaines durant la première guerre mondiale et leur évolution : de la présence des étudiants puis des diplomates roumains à Paris, aux accords de collaboration et à l’envoi de la Mission Militaire Française en Roumanie jusqu’à l’armistice et la fameuse photo de l’entrée à Bucarest du Roi Ferdinand et de la Reine Marie, aux côtés du Général Berthelot, en passant par les photos des soldats roumains de la légion étrangère française, et les prisonniers de guerres roumains dont beaucoup sont enterrés en Alsace après être venu se battre aux côtés de l’armée française.

En 1916, la France sent qu’elle ne pourra plus résister longtemps à la pression de l’armée allemande et décide de créer un second front à l’est pour soulager celui de l’est. Pour cela elle envoie une mission militaire pour réorganiser l’armée roumaine dans cet objectif.

La Mission Militaire Française a initié et contribué de façon importante à la réorganisation de l’armée roumaine, étant composée d’officiers et techniciens de toutes les armées et spécialités – 277 officiers, 37 pilotes et observateurs, 88 médecins, pharmaciens et vétérinaires, 4 officiers de marine et 8 officiers d’intendance, auxquels se sont ajoutés 1150 sous-officiers. Le commandement de la Mission était formée du Général Henry Mathias Berthelot, ancien chef d’état-major du Maréchal Joffre dans la bataille de la Marne, surnommé par sympathie par les soldats roumains « Taica Bertelau » ou « Taica Burtalau » (surnom tiré de sa corpulence hors-norme), du Colonel Pétain, chef d’Etat-Major de la Mission et du responsable de l’artillerie, le Général Vouilleman et de son aide le Colonel Laffont. Le régiment 48 de Buzau, qui a lutté en 1916 dans la région de Sibiu, a lui accueilli le Capitaine Mahieux, de la Mission Militaire Française, qui a été détaché comme instructeur et aide du commandant du corps d’armée. Les officiers français ont été répartis auprès de tous les commandements comme conseillers et instructeurs près le Grand Quartier Général, les commandements de corps d’armée, les divisions et les régiments, en devinrent le cerveau et le coeur de toutes les écoles de toutes les spécialités, de tous les centres d’instruction.

Après l’armistice, le 11 novembre 1919, les armées des vainqueurs défilent à Paris sur les Champs Elysée, dont un détachement de l’armée roumaine. Berthelot s’adresse alors au général Foch selon ces mots  » Foch, saluez, c’est la famille! »

Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre le lectorat français de Sibiu, la mission militaire française à Bucarest, l’école de St Cyr en France, son Musée du souvenir, le Conseil du judet, l’Université « Lucian Blaga » de Sibiu, l’Académie nationale des forces terrestres de Sibiu, la Garnison de Sibiu, le Cercle militaire de Sibiu, les associations d’amitié d’Ille-et-Vilaine/Sibiu et AES-EAS Sibiu 2020, la Bilbiothèque Astra et l’association du Culte du Héros, filiale sibienne.

 
 

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